Pathologies traitées

 


OESOPHAGE /


ESTOMAC /


INTESTIN /


COLON - RECTUM /

cancer du colon :

Les chiffres:

Les cancers colorectaux sont fréquents. La France fait partie des pays dans lesquels le risque de cancer colorectal est élevé (comme dans les autres pays d'Europe de l'Ouest, les USA, et l'Australie)

Actuellement en France, plus de 37 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année (chiffre de 2005), dont 60 % de cancers du côlon et 40 % de cancers du rectum.

17000 personnes meurent chaque année des conséquences de ce cancer.

L’âge moyen de diagnostic est de 72 ans chez les hommes et 75 ans chez les femmes. Dans 94 % des cas, les cancers colorectaux touchent des personnes de plus de 50 ans.

Facteurs de Risque:

  • L’âge: Le cancer colorectal est très rare avant 40 ans.Le risque augmente à partir de 50 ans.
  • L’obésité - L’alimentation (graisses animales)
  • Les polypes : Un polype est considéré comme bénin. Le risque d’évoluer vers un cancer est important s’il fait plus de 1cm , ou si c’est un adénome villeux.
                            • Les antécédents personnels de cancers
  • Les antécédents familiaux de cancers colorectaux
  • Les maladies inflammatoires du côlon (maladie de Crohn, Rectocolite Ulcéro Hémorragique)
  • Mutations génétiques prédisposant au risque de cancer colorectal :
      • PAF: La polypose adénomateuse familiale.

        La PAF est une maladie génétique qui se manifeste par la formation de plusieurs centaines de polypes dans le côlon, dès l’adolescence. Le risque d’avoir un cancer est quasi systématique.

        Le syndrome de Lynch ou syndrome HNPCC (Human Non Polyposis Colorectal Cancer).

        Le syndrome de Lynch est dû à plusieurs types d’anomalies génétiques, qui se manifestent par la survenue de cancers du côlon, du rectum ou d’autres organes (endomètre notamment).

Personnes à risque normal de cancer colorectal

  • Les hommes et les femmes de plus de 50 ans.

Tous les 2 ans: test de recherche de sang dans les selles (Hémoccult) dans le cadre du programme national de dépistage organisé.

Personnes à risque élevé de cancer colorectal

  • Les personnes qui ont déjà eu un cancer colorectal ou un adénome de plus d'un centimètre.
  • Les personnes dont un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur, enfant) a été atteint d'un cancer colorectal ou d’un adénome de plus d'un centimètre avant 60 ans, et celles dont deux parents ont été atteints quel que soit l'âge au moment du diagnostic.
  • Les personnes atteintes de maladie inflammatoire chronique de l'intestin étendue au moment du diagnostic et évoluant depuis plus de 10 ans

Réalisation régulière d’une coloscopie.

Personnes à risque très élevé de cancer colorectal

- Les personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale (PAF).

      • Le traitement proposé: La chirurgie est proposée dès 17 ans: coloprotectomie totale

- Les personnes atteintes du syndrome de Lynch (ou HNPCC).

      • Consultation d’oncogénétique et réalisation régulière de (chromo)coloscopies.

Signes d’appels:

Le cancer du colon peut rester longtemps asymptomatique

Des troubles persistants ou soudains du transit intestinal :

- constipation

- diarrhée

- ballonement

- saignements

- anémie (baisse du nombre de globules rouges).

- douleurs abdominales :

- ammaigrissement inexpliqué.

 


PROCTOLOGIE /


FOIE - VOIES BILIAIRES /

Lithiases Biliaires

Calcul biliaire :

 

Rôle de la bile et fonctionnement :
La bile est composée principalement de sels biliaires, de cholestérol et de phospholipides. Cette bile est sécrétée par le foie et se déverse dans l’intestin (duodénum), par le biais d’un canal biliaire appelé cholédoque.
La vésicule biliaire est une réserve de bile, positionnée sous le foie, reliée au canal biliaire principal par son canal propre (Canal cystique).

Lorsque l’on mange, la vésicule biliaire se vide de son contenu biliaire (vidange vésiculaire), afin d’apporter un flot de sels biliaires permettant la meilleure digestion des graisses.


Les calculs :
Des concrétions peuvent apparaître au sein de vésicule biliaire. Ce sont des lithiases ou calculs. Ces calculs sont constitués de cholestérol (lithiase cholestérolique /80% des cas) ou de Calcium (bilirubinate de calcium = lithiase pigmentaire / 20% des cas). 15% des adultes ont des calculs vésiculaires.

Les facteurs favorisants l’apparition des lithiases vésiculaires :

  • La femme est plus souvent touchée que l'homme : les hormones favorisent la formation des calculs.
  • Grossesse
  • Obésité
  • Une perte de poids importante sur une courte période (catabolisme dégraissé).
  • Une alimentation riche en cholestérol.
  • Maladies : hémolyse chronique
  • Infection biliaire : ascaris
  • Médicaments : Pilule, hypolipémiants
  • Facteurs familiaux

 



Conséquences des calculs vésiculaires :
Ils peuvent être tout à fait asymptomatiques et de découverte fortuite (lors d’une échographie abdominale par exemple). Mais ils peuvent entraîner des complications qui sont principalement:



Les coliques hépatiques :
Douleur sous les côtes à droite, parfois en regard de l’estomac, irradiant dans l’omoplate droit et dans le dos, apparaissant après le repas, associé généralement à une pesanteur gastrique, et des nausées.
Ces douleurs cèdent spontanément en deux heures, ou sous l’effet de médicaments tels que les antispasmodiques ou les antalgiques simples. Ces douleurs sont liées à un enclavement d’un calcul dans le collet de la vésicule biliaire. La mise en tension de la vésicule biliaire est responsable de la douleur.


La cholécystite aigüe :
Lors d’une colique hépatique, le calcul peut rester coincé au niveau de l’infundibulum de la vésicule biliaire et ainsi entraîner une infection de la bile présente dans la vésicule biliaire. On appelle cette infection cholécystite. Dans ce cas, une fièvre apparaît, et la douleur ne cède pas comme dans les coliques hépatiques.


La péritonite biliaire :
L’évolution spontanée d’une cholécystite est la rupture de la vésicule infectée entraînant une infection généralisée de l’abdomen (péritonite). La douleur est intense, généralisée à tout l’abdomen.


Angiocholite :
Parfois, un calcul de petite taille ou un fragment d’un calcul friable peut s’échapper de la vésicule biliaire et venir se bloquer dans le canal biliaire principal, entraînant une infection biliaire en amont (comprenant la vésicule biliaire et le foie). Surviennent une douleur localisée sous la côte à droite, et parfois en regard de l’estomac, suivie d’une fièvre correspondant à une infection généralisée (septicémie) et une jaunisse (ictère).


Pancréatite aigue :
Si le calcul se coince à la partie terminale du canal biliaire principal, il peut entraîner aussi une pancréatite, car l’abouchement du canal excréteur du pancréas se situe au même endroit. L’angiocholite comme la pancréatite sont des affections graves, pouvant entraîner le décès Elles nécessitent un traitement précoce.

Devant les possibles complications que pour entraîner un calcul de la vésicule biliaire, il a recommandé de réaliser une cholécystectomie dès qu’un calcul entraîne des douleurs.
 

 

 

RATE - PANCREAS /


PATHOLOGIE DE PAROI /

Hernie de l'aine.


Hernie de l’aine.

 

Définition :

Protrusion anormale sous-cutanée d’un élément intra-abdominal, à travers un orifice ou une déhiscence de la paroi abdominale.

Dans le cadre des hernies de l’aine, on distingue la hernie inguinale (plus fréquente chez l’homme), et la hernie fémorale (plus fréquente chez la femme).

 

Symptômes :

Les hernies se caractérisent par l’apparition d’une tuméfaction de la région de l’aine. Cette tuméfaction  grossit lors des efforts de poussée ou lors de la toux (impulsive),  elle peut être réintégrée à l’intérieur de l’abdomen (réductible). Une hernie peut-être asymptomatique, ou occasionner une gêne, voire des douleurs.

 

Facteurs favorisants :

  • Hyperpression intra-abdominale :
                •  

                  efforts de poussée :

                  constipation,

                  difficultés à uriner (dysurie),

                  toux chronique (tabagisme),

                   efforts physiques de soulèvement

    • Augmentation de pression intra-abdominale :
       

      grossesse,

      tumeur intra-abdominale (notamment tumeur du colon)

  • Diminution de la tonicité musculaire et aponévrotique.

 

 

Complications :

 

L’évolution naturelle d’une hernie  est une augmentation progressive de taille,

 

Le principal risque d’une hernie est l’étranglement :

La hernie peut contenir des organes intra abdominaux, notamment du tube digestif (intestin grêle, côlon). Si l’intestin se bloque dans la hernie, il apparaît une occlusion, qui se manifeste par un gonflement abdominal, un arrêt des gaz intestinaux, et des vomissements. La hernie n’est plus réductible, elle est douloureuse. Une intervention chirurgicale est nécessaire dans les six heures, sinon l’intestin étranglé peut souffrir et se nécroser, entraînant une péritonite.

 

Le traitement est chirurgical :

Il a pour but de prévenir l'apparition des complications

Réparation non prothétique : intervention de Shouldice.

Réparation prothétique : intervention de Lichtenstein.

Hernie ombilicale.


PATHOLOGIE CUTANEE /